Artiste d’origine mouride, Pape Mamadou Samb (plus connu sous le nom de « Papisto Boy ») peint sur l’extérieur des murs d’usine de Bel-Air, quartier industriel du port de Dakar.
Pape Samb quitta sa campagne sénégalaise à l’âge de dix ans, alors qu’il était orphelin, pour se rendre à Dakar, la capitale. Samb peint des fresques murales par dévotion. Il n’a pas eu de formation spécifique et son inspiration provient de ses rêves, sa main étant guidée par les saints soufis. Le chef d’œuvre de Samb est une fresque murale couvrant deux cents mètres du mur extérieur d’une usine de Bel-Air. Les fresques murales de Papisto représentent ce qu’il appelle des « messagers », de Martin à Malcolm, du Pape à Gandhi, de Marley à Mandela. Et par-dessus tous ceux-là, trône l’image énigmatique d’Amadou Bamba, le saint du soufisme sénégalais, que l’artiste vénère.
Papisto parle de ses fresques comme d’une « littérature » et d’une « poésie », et à travers elles il espère donner du courage aux masses laborieuses de l’économie souterraine de Dakar, tout en leur enseignant sa vision de l’histoire du monde.
Papisto fut invité par la Fondation Thami Mnyele en décembre 2003. Il vint à Amsterdam pour participer à l’exposition « Islam urbain » au KIT Tropenmuseum (Musée des Tropiques) en 2003-2004. Au cours de l’exposition, Papisto peignit une fresque dans le hall du musée.
