« On me traite de violent, parfois de tourmenté. Mais comment pourrais-je m'exprimer autrement s'il y a tant d'hypocrisie et d'injustice autour de moi? »
Dominique Zinkpè (1969) a participé régulièrement à des expositions dans le monde entier, pendant plus de dix ans maintenant, et notamment à la Biennale de Dakar ainsi qu’à des expositions en France, en Allemagne et au Japon. Il réalise des sculptures, des tableaux et des décorations.
Zinkpè acquit une réputation internationale avec son projet « taxi-brousse » : des taxis peints, bourrés de passagers et surchargés de bagages devaient amener l’art au plus près de l’homme de la rue. L’exposition attira environ cinq cents personnes par jour.
On trouve au centre de son œuvre, des sculptures de taille humaine, faites de branches de bois, de fil de fer et de tissus. Les branches déformées qui forment la structure des sculptures, ressemblent à des racines de palétuvier. Ces personnages allient une apparence animale et naturelle, à des caractéristiques humaines. Elles se rapportent à des situations de la vie courante de Zinkpè, sur le plan local, régional et international, telles que l’injustice politique, la religion et le sida.
Zinkpè résida au studio de la Fondation Thami Mnyele au début de 2003. Son taxi figura dans l’exposition « Africa hier en nu » (l’Afrique ici et maintenant) au CBK d’Emmen. Il exposa également un « lit d’hôpital », sur lequel reposait un mannequin relié à des dizaines de perfusions portant le nom d’organisations caritatives.
Dominique Zinkpè vit et travaille à Marseille ainsi qu’à Cotonou, au Bénin.
