A l’âge de treize ans, Samson Kambalu (1975) partit étudier l’art à l’Académie Kamuzu de Lilongwe, capitale du Malawi. Là-bas, il se familiarisa avec les idées occidentales sur l’art et étudia la philosophie et la psychologie occidentales. Bien qu’ayant ses racines en Afrique, son esprit fut de ce fait imprégné de concepts et d’histoire de l’Occident.
Il a fallu des années à Samson pour découvrir une forme d’art qui lui permette d’exprimer ce conflit interne. En 2000, Kambalu remplit un espace du Département des Beaux-Arts et Arts visuels, avec des tables, des bougies allumées et des chants grégoriens. Sur les tables étaient disposés des objets décrivant des thèmes bibliques. Sur le sol, il y avait des ballons recouverts de pages de la Bible, attendant d’être ramassés ou que l’on joue avec. L’idée de Samson était que les gens fassent l’expérience de jouer au football avec quatre mille ans d’histoire.
En 2003, Samson créa « Black My Story (Noir, mon histoire) », collection de photos incitant les gens à s’interroger sur les concepts de nationalité, de religion, de race et d’appartenance ethnique. Samson y présenta une série de photos de sacs poubelle alignés dans des rues d’Amsterdam, chaque sac étant étiqueté d’un « Black My Story ». Cette même année, il participa à l’exposition « Guess Who (Devine qui) » au Stedelijk Museum à Zwolle. Il décora également la « Chambre de Gédéon » du Winston Hotel d’Amsterdam.
Samson Kambalu séjourna au studio de la Fondation durant l’automne 2000.
