Michael Tsegaye (né en 1975) vit et travaille à Addis-Abeba, en Ethiopie. Diplômé en peinture de l'Addis Ababa University School of Fine Arts and Design en 2002, il a abandonné cet art lorsqu'il a développé une allergie à la peinture à l'huile.
Il s'est alors passionné pour la photographie. Bien qu'il ait rapidement transformé cette passion en profession, il estime que c'est avant tout une façon de s'exprimer d'une manière tout à fait appart.
"En tant que photographe, je mets tout en œuvre pour ne pas être catalogué. C'est particulièrement vrai pour les photographes africains et éthiopiens. J'estime avoir ma place parmi mes semblables (photographes et peintres) dans le monde entier. Le fait que je sois de nationalité éthiopienne ne m'oblige pas à photographier exclusivement la souffrance. A l'instar de la vie d'autres artistes africains, la mienne n'est pas dominée par la pauvreté et la privation, bien qu'elles soient omniprésentes. Je tente plutôt de comprendre ma vie et mon point de vue dans le cadre du XXIe siècle et de les exprimer à travers l'art. En tant qu'Ethiopien, mon approche de l'art est libre de toute contrainte. Depuis des siècles, l'Ethiopie a su conserver sa culture, sa langue et ses traditions dans un monde en perpétuelle évolution et sans cesse soumis à l'influence (tantôt positive, tantôt négative) d'autres pays, d'autres cultures et d'autres idéologies. Ce manque de contact avec le monde extérieur a peut-être contribué au sous-développement de notre pays, mais il a également permis de garantir que la ‘voix' de l'Ethiopie n'ait jamais été corrompue."
Le travail de Michael pouvait être admiré aux Pays-Bas pendant l'exposition: Snap Judgments – Nieuwe standpunten in hedendaagse Afrikaanse fotografie / New Positions in Contemporary African Photography curated by Okwui Enwezor Le Stedelijk Museum d'Amsterdam, Pays-Bas.
